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La FIFA double la mise sur sa position concernant Gianni Infantino alors que l’instance se range derrière son président sous le feu des critiques.

La Fédération anglaise de football reste fermement convaincue que Gianni Infantino n'est plus le bon leader pour la Fifa, malgré la déclaration de « plein soutien » de l'instance mondiale du football à son président mercredi soir.

Les sources de la FA avaient précédemment indiqué leur intention d'envoyer une lettre à la Fifa, confirmant le retrait de leur soutien à la candidature de réélection d'Infantino lors du Congrès de l'année prochaine.

Cette position est considérée comme inchangée, même après que la Fifa et Infantino aient présenté des excuses aux associations nationales concernant leur gestion d’une proposition visant à impliquer des investisseurs privés dans une société supervisant la Coupe du monde et d’autres compétitions.

La Fédération de football du Pays de Galles (FAW) a publiquement retiré son soutien, aux côtés des fédérations de Serbie, de Suède et de Finlande. Des sources proches du dossier ont suggéré que la récente déclaration de la Fifa n’a fait qu’intensifier la colère parmi les opposants d’Infantino, prédisant une « guerre ouverte » aux plus hauts échelons de la politique du football mondial.

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Le directeur général de la FA, Mark Bullingham (à gauche), à côté d'Infantino (au centre) (PA)

Avant même la déclaration de mercredi, les membres du Conseil de la Fifa étaient, selon toute vraisemblance, en train de s’efforcer d’obtenir la majorité de 19 voix requise pour exiger une rencontre avec Infantino.

Cette réunion viserait à le tenir responsable du plan d'investisseurs privés et du dossier Folarin Balogun. Les membres seraient prêts à lancer un « boycott de gouvernance » des réunions du Conseil – une mesure qui paralyserait effectivement la Fifa – s'ils n'obtiennent pas la majorité nécessaire ou si Infantino refuse leur demande de réunion, malgré un soutien dûment apporté.

La déclaration de la Fifa a affirmé qu’Infantino bénéficiait du « soutien total » des membres de son conseil de direction présents à la réunion de mercredi à Rabat, au Maroc, soulignant sa claire intention de rester à la tête malgré l’opposition croissante.

Le communiqué a reconnu que « des erreurs ont été reconnues » dans le traitement de la proposition de Fifa Forward Enterprise (FFE), précisant qu’il n’était « pas dans l’intention » que le Conseil de la Fifa ou les associations membres se « sentent exclus » du processus.

Bien qu’un examen de la gestion de la proposition de la FFE ait été promis, le communiqué a insisté sur le fait que « tout ce qui a été fait a été fait en totale conformité avec le cadre réglementaire de la Fifa ».

Elle a également averti que la Fifa « ne tolérera plus aucune attaque contre son intégrité, sa bonne gouvernance et son processus régulier, et prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger et sauvegarder son nom et sa réputation ».

Pendant ce temps, le prince Ali Bin Al Hussein, président de la Fédération jordanienne de football, a accusé la Fifa de « chantage » dans un message publié sur X mardi. Il a affirmé que la Fifa avait promis une aide à la relance financière pendant la Coupe du monde si la JFA soutenait Infantino.

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Le Prince Ali Bin Al Hussein a accusé la Fifa de chantage plus tôt cette semaine (AFP/Getty)

La Fifa est au courant de ces allégations mais n'a pas encore commenté, ni répondu au rapport du Guardian de mercredi selon lequel la Fifa aurait joué un rôle central dans les discussions visant à développer la Super Ligue européenne en 2020, qui devait à un moment donné être nommée la « Super Ligue Fifa ».

La Fifa a toutefois démenti mercredi un article du Times selon lequel Infantino aurait promis au Maroc le droit d'accueillir la finale de la Coupe du monde 2030. L'organisation a déclaré qu'une décision sur ce sujet serait prise « en temps voulu », précisant que le Maroc est l'un des trois principaux co-organisateurs du tournoi, aux côtés de l'Espagne et du Portugal.

L’UEFA figurait parmi les trois confédérations continentales qui ont publiquement rejeté la proposition d’investisseur privé d’Infantino la semaine dernière, allant même jusqu’à menacer de boycotter les compétitions de la FIFA, y compris la Coupe du monde, tant que cette proposition ne serait pas abandonnée.

Malgré la confirmation par Infantino, samedi dernier, que le projet n'irait pas de l'avant, l'UEFA a publié une nouvelle déclaration affirmant qu'elle avait « perdu confiance » envers le Suisse. L'UEFA n'a pas encore commenté la déclaration de la FIFA publiée mercredi.

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