Fifa conclut un accord pour garantir des "conditions de sécurité" sur les chantiers de la Coupe du Monde
La Fifa a conclu un accord qui, selon elle, garantira des conditions "décentes et sûres" pour les travailleurs sur les chantiers de la Coupe du monde.
Les organisations de défense des droits de l'homme ont déjà averti que des travailleurs migrants mourraient en préparant l'Arabie saoudite à accueillir la finale de 2034 sans réformes majeures, après avoir critiqué la Fifa pour ne pas en faire assez pour protéger les travailleurs impliqués dans les projets liés à la finale de 2022 au Qatar.
La Fifa a annoncé un nouvel accord avec la Fédération internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (BWI) mercredi, qui "établit un cadre pour des inspections conjointes, des formations et des rapports afin de promouvoir des conditions de travail décentes et sûres pour tous les travailleurs impliqués dans la construction et la rénovation des stades et autres infrastructures liées aux tournois de la Fifa".
La Fifa a déclaré que l'accord, qui s'étend jusqu'en 2030, inclura la réalisation d'inspections conjointes du travail par la BWI et la Fifa, la formation de représentants des travailleurs, la garantie de mesures correctives et de réparations lorsque "des impacts négatifs sont identifiés", et prévoira la publication de rapports annuels conjoints résumés par le sous-comité des droits humains et de la durabilité de la Fifa.
Le secrétaire général de la Fifa, Mattias Grafstrom, a déclaré : "Comme le BWI, la Fifa prend très au sérieux les droits des travailleurs.
Il est essentiel que tous les travailleurs impliqués dans des projets liés aux tournois de la Fifa bénéficient de bonnes conditions de travail, d'un revenu équitable, de sécurité sur le lieu de travail, de protection sociale et d'intégration.
"Nous voulons nous assurer que tout le monde bénéficie lorsqu'un pays accueille un tournoi de la Fifa, y compris ceux qui construisent les infrastructures."
Amnesty International avait précédemment qualifié de "blanchiment" un rapport d'évaluation de la candidature saoudienne pour 2034, qui classait l'accueil du pays comme présentant un "risque moyen" sur les critères des droits humains.