Des rapports affirment que Gianni Infantino tente sans succès d'obtenir que Donald Trump sauve son poste : la FIFA le dément.
Infantino fait face à une pression croissante alors que la FIFA rejette les allégations selon lesquelles il se serait tourné vers Trump pour obtenir son soutien.


Le président de la FIFA, Gianni Infantino, s'est retrouvé au cœur d'une nouvelle controverse après que des rapports ont affirmé qu'il avait cherché le soutien de l'administration du président américain Donald Trump, alors que la pression s'intensifiait suite à l'effondrement d'une proposition controversée de droits commerciaux.
Bien que ces allégations aient suscité une attention considérable, la FIFA les a fermement démenties, insistant sur le fait que ces affirmations sont entièrement fausses.
Selon les rapports, Infantino a tenté de joindre Trump par téléphone après l'échec de l'accord d'investissement proposé et espérait également organiser des entretiens privés avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio.
Des sources anonymes ont suggéré que le président de la FIFA cherchait un soutien influent alors que les critiques à l’égard de sa direction s’intensifiaient, une source affirmant qu’il se sentait de plus en plus isolé face à une couverture médiatique négative généralisée.
Cependant, le département d'État américain a rejeté les informations selon lesquelles une conversation avec Rubio aurait été planifiée, affirmant qu'aucun entretien n'était prévu entre les deux parties.
Le litige survient après que la FIFA a abandonné ses projets de créer une société distincte pour superviser une grande partie de ses actifs commerciaux, notamment les droits de diffusion, de parrainage, de billetterie et de licence.
Selon les informations, la proposition impliquait la vente d’une participation minoritaire de plus de 4 milliards de dollars à des investisseurs privés, afin de débloquer de nouveaux financements pour l’organisation. Cependant, le projet s’est rapidement effondré après que les fédérations de football et les hauts responsables de la FIFA ont contesté à la fois la proposition elle-même et la manière dont elle avait été gérée.
Une proposition rejetée soulève de nouvelles questions sur la direction de la FIFA.
L’effondrement du plan d’investissement a intensifié l’examen du leadership d’Infantino, d’autant que l’attention commence à se tourner vers le prochain cycle électoral présidentiel de la FIFA.
Des rapports ont suggéré que le mécontentement au sein de l'organisation a considérablement augmenté, certains responsables évoquant en privé la possibilité de remplacer le président en poste depuis longtemps après l'échec de l'initiative.
Le directeur général de la FIFA, Kevin Lamour, a publiquement reconnu qu'il n'avait pas été informé des discussions concernant la restructuration proposée, affirmant qu'il se sentait trompé par la manière dont le processus s'était déroulé. Cette révélation a renforcé les inquiétudes selon lesquelles les principales parties prenantes auraient été exclues des décisions majeures impliquant l'un des actifs les plus précieux du football mondial.
L'opposition est également venue d'Europe, où l'UEFA a réagi vivement à la proposition. Ses membres ont unanimement soutenu un boycott des futures compétitions de la FIFA si la restructuration commerciale avait été menée à bien, soulignant le niveau de résistance parmi certains des organes directeurs les plus influents du sport.
Une telle décision aurait créé des perturbations sans précédent pour le football international.
Malgré les spéculations croissantes, la FIFA a catégoriquement rejeté les allégations selon lesquelles Infantino aurait sollicité une aide politique de la Maison-Blanche. Dans un communiqué publié à Reuters, l'organisation a déclaré que son président n'avait pas contacté Trump ni les membres de son administration ces derniers jours, qualifiant ces informations de « pure fiction ».
Les relations étroites d'Infantino avec Trump ont attiré une attention supplémentaire, car la proposition d'investissement impliquerait Thrive Capital, le fonds de capital-investissement fondé par Joshua Kushner, dont le frère Jared Kushner est le gendre de Trump.
Bien que ce lien ait alimenté d'autres spéculations, aucune preuve n'est apparue pour étayer les affirmations selon lesquelles une intervention politique aurait été sollicitée.
Alors que le débat sur la proposition rejetée se poursuit, Infantino a utilisé les réseaux sociaux pour mettre en avant des messages publics de soutien de plusieurs fédérations membres de la FIFA, notamment celles du Qatar, du Maroc, du Koweït et du Sri Lanka.
Que ces soutiens suffiront à apaiser les préoccupations croissantes concernant sa direction reste incertain, mais le plan commercial abandonné a sans aucun doute placé la gouvernance et l'orientation future de la FIFA sous un examen encore plus minutieux.